Comment ca marche ?

Des formations adaptées aux besoins actuels des auteurs

Les formations ont été conçues patiemment en réponse aux difficultés rencontrées par nos auteurs dans nos ateliers d’écriture depuis 1996.
L’esprit livre a élaboré ses propres outils et contenus de formation à des fins d’efficacité et de souplesse.
Nos formations permettent d’acquérir les compétences mentionnées dans la fiche ROME E1102 : Ecriture d’ouvrages, de livres. Ces savoir-faire sont empruntés à la rhétorique, la narratologie, la stylistique et la correction éditoriale. Les techniques de développement de la créativité sont également intégrées ainsi que le perfectionnement dans la maîtrise du français écrit.
L’esprit livre facilite l’accès aux pratiques d’écriture créatives, littéraires, journalistiques, pédagogiques tout en restant sensible aux évolutions de l’écriture numérique.

Un apprentissage actif centré sur la lisibilité et la pertinence des textes produits

Une formation d’écriture ou d’écrivain suppose d’allier la créativité, la technique et la capacité à produire des textes de qualité selon des critères professionnels.
Si les thématiques de formation sont définies selon la formation suivie et les techniques présentées dans chaque exercice à réaliser, cet apprentissage ne se limite pas aux seules acquisitions de compétences rédactionnelles. Il se déroule dans un cadre ouvert afin que l’auteur soit familiarisé à la publication de ses textes et à l’écriture pour des lecteurs.

Au niveau du stagiaire, le dispositif de formation permet un accompagnement puissant afin de :

L’esprit livre propose un dispositif de formation innovant

L’esprit livre utilise des pédagogies alternatives, classées « innovantes ». L’auteur suit un parcours de formation et un processus de création personnelle en interaction avec des lecteurs et avec un écrivain expérimenté qui évalue ses textes et ses progrès.
S’appuyant sur la synergie d’une communauté apprenante et collaborative, le cœur du dispositif de formation consiste en un entraînement quotidien et la pratique de son esprit critique afin de rédiger, d’assimiler les techniques d’écriture et d’affirmer son style. L’organisation de la formation le place en situation de simulation de l’exercice du métier d’écrire.
Le stagiaire accède librement à des supports en ligne. La traçabilité des cours, exercices ainsi que toutes les interventions écrites et en visioconférences nourrissent la réflexion et les prises de recul.
La confrontation à la réalité, à ses lecteurs permet de construire de réelles compétences et de préparer nos stagiaires à exercer dans un milieu professionnel.

La modernité alliée à des savoir-faire intemporels et une pédagogie poussée

Notre pédagogie, inspirée d’auteurs majeurs (Albalat, Aristote, Freinet, Lavandier, Quintilien, Socrate entre autres), exploite toutes les facilités des outils d’Internet à des fins pédagogiques, voire parfois à contre-courant.
Si les outils apportent des facilités de communication sans précédent : publications partagées en ligne, commentaires avec des alertes par e-mails, notes de lecture détaillées, visioconférences, webinaires et même un réseau social interne similaire à Facebook…, ce n’est donc pas l’immédiateté des réponses qui est utilisée mais la distance et le recul afin de permettre à chacun d’intervenir de manière avisée et adaptée à son interlocuteur.
Cette distance est nécessaire à une bonne réceptivité de nos savoir-faire et des procédés d’écrivain. Chacun a le temps de lire et d’écrire à son rythme et d’adapter son agenda à celui de sa formation.

Apprendre et s’ouvrir aux évolutions de notre monde

Au-delà de l’aventure humaine et d’un sentiment d’accomplissement personnel, une formation d’écriture nécessite aussi une ouverture vers l’extérieur.
Il convient de s’intéresser aux écrivains d’aujourd’hui, d’essayer leurs outils y compris les logiciels, de comprendre le mécanisme du succès, de lire aussi les auteurs des siècles passés afin de fortifier nos racines culturelles et s’imprégner du génie humain.
Il importe d’appréhender le milieu de l’édition et de se familiariser avec le contexte social, fiscal, économique, des pratiques des métiers de l’écriture.
Il est incontournable d’apprendre à promouvoir ses textes et à rechercher des débouchés… pas seulement à la fin d’une formation mais au cours de celle-ci, afin de réfléchir avec ses pairs. C’est pourquoi l’usage d’un réseau social permet sur un mode informel de diffuser ce type d’information au fil des jours.

Si vous désirez en savoir plus sur la conception et le fonctionnement interne de nos formations, lisez la FAQ ci-dessous

Comment s’opère la formation au juste ?

On apprend à écrire en lisant et en écrivant, en analysant ses expériences et en mettant en œuvre des conseils d’écrivains. Cet apprentissage s’effectue en relation étroite avec des lecteurs engagés dans un processus de formation.
Le stagiaire rédige des textes personnels selon des critères définis dans les consignes d’écriture, un exercice ou encore une feuille de route définie avec son formateur. Les textes produits sont très différents les uns des autres en raison de la pédagogie utilisée par L’esprit livre. Nos formations ne formatent pas les auteurs, ni leur texte.
Nos stagiaires sont placés en situation d’écrire pour des lecteurs, exactement comme des écrivains en exercice, pas seulement dans l’espace sécurisé d’un atelier d’écriture, mais aussi à l’extérieur, en animant leur blog. Ils peuvent ainsi questionner leur formateur en fonction de leurs expériences.
L’auteur reçoit des conseils personnalisés de son formateur pour chaque texte. L’enjeu pour le formateur est de l’aider à passer d’une expression personnelle brute centrée sur lui-même à une formulation destinée à des lecteurs.

Pourquoi doit-on corriger ses textes en formation ?

Les écrits librement inspirés ou écrits d’un seul jet ne correspondent pas à des textes aboutis : la pensée n’est pas construite, ni le texte. L’utilisation de l’informatique a tendance à nous faire oublier qu’un texte se compose. Les idées s’agencent de manière cohérente afin de développer un sujet précis afin d’atteindre un but de communication : informer, distraire, convaincre, plaire, effrayer, faire rire…
Si l’expression spontanée, sans contrôle, ravit en général les participants d’un atelier d’écriture en présentiel, ces textes ne sont pas encore transmissibles. Ils nécessiteraient des réécritures successives afin d’être aboutis. Cette forme d’écriture par étapes et jets successifs constitue le cœur du métier d’écrivain.
La capacité d’autocorrection d’un auteur est limitée à bien des égards. Tout d’abord, le texte exerce une emprise psychologique sur son auteur. Il est alors nécessaire de prendre du recul pour lire le texte réellement écrit en se débarrassant de ses affects et de ses idées toutes fraîches encore à l’esprit de son auteur. L’auteur n’est pas tout à fait encore en mesure de lire juste ce qui est écrit tant il a en tête les tenants et les aboutissants : tout est clair pour lui même s’il manque des mots, des transitions, si les formulations s’avèrent obscures pour une personne qui ignore tout de son sujet.
La connaissance des règles et des procédés procure des repères, des critères d’évaluation. Les connaître suppose déjà un apprentissage. Les appliquer nécessite plus que de la méthode. La lucidité de l’auteur grandit à mesure qu’il a testé et choisi ses techniques et ses formes d’expression afin d’exprimer ce qu’il souhaite réellement.
Le formateur évalue comment le stagiaire utilise la théorie littéraire, les procédés, les méthodes. Il tient le rôle d’un lecteur critique et mesure l’intérêt littéraire, journalistique ou encore professionnel des textes. Il explicite toujours son avis lors d’un échange avec l’auteur.
Écrire ne se limite donc pas à s’exprimer, c’est pourquoi nous vous apprenons à construire et à corriger vos textes.

En quoi consiste votre pédagogie alternative et innovante ?

L’aspect « alternatif » est inspiré de Célestin Freinet.
Dans sa méthode, Célestin Freinet inverse l’ordre des activités de formation afin de s’adapter aux mécanismes naturels d’apprentissage : il faut faire d’abord pour comprendre et assimiler les connaissances nouvelles. Même si l’absence de référence théorique conduit inévitablement à des erreurs, celles-ci font partie de l’apprentissage. Elles marquent une étape. Une rature est une idée qui progresse et non un sujet de honte.
Piaget, pédagogue, a expliqué longuement ce processus d’essais, d’erreurs, de rectifications et réajustements jusqu’à l’intégration et la maîtrise d’une nouvelle compétence (allusion à l’approche socio-contructiviste de Piaget). « Tous les progrès, non seulement des enfants et des hommes, mais aussi des animaux se font par le processus universel du tâtonnement expérimental. »
Freinet constate l’existence d’une intolérance à l’erreur (impact des notes…) ajoutée à une exigence de perfection immédiate (orthographe irréprochable, clarté d’esprit, culture générale) qui participe à cette haine originelle de la chose écrite. L’objectif fixé est inaccessible. Qui peut se targuer d’écrire sans faute avec brio dans un premier jet comme il est demandé aux élèves lors d’un d’examen ? Même les plus grands correcteurs laissent passer des erreurs chez Gallimard. La langue française nous apprend l’humilité.
Célestin Freinet a fait l’inventaire de ces échecs éducatifs : « L’école est l’ennemie du tâtonnement. Elle est trop orgueilleuse de posséder la science, la connaissance et les techniques qu’elle croit éprouver. C’est en partant de cette perfection supposée qu’elle prétend construire (…) en méconnaissant ce besoin de l’être de monter sans cesse et de croître, l’école s’est privée arbitrairement du plus puissant des moteurs humains. (…) Le langage est le plus merveilleux des outils, par un processus accéléré il permet à chaque individu d’édifier sa propre personnalité avec un maximum de dignité et de puissance. »
Dans notre culture, l’écriture est indissociable de l’excellence : elle exprime l’intelligence, la marque d’une personnalité remarquable, la virtuosité d’un esprit éclairé. Cette connotation est si prégnante que lorsque l’on entend une personne dire « J’écris », cette affirmation nous évoque immédiatement « l’écriture d’un livre » puis « publié par Gallimard sinon rien ! »

Puisque l’écriture est un révélateur de l’intelligence, sachez qu’elle peut aussi se développer par l’apprentissage. Les travaux de Feuerstein démontrent que l’intelligence est modifiable et évolutive. Elle constitue le principal facteur d’adaptation.
« … L’intelligence de quelqu’un est susceptible de développement ; avec de l’exercice et de l’entraînement et surtout de la méthode, on arrive à augmenter son attention, sa mémoire, son jugement et on devient plus intelligent que l’on était auparavant. » Binet « Les idées modernes sur les enfants. » P. 143 Flammarion 1909.
On apprend donc à écrire à tout âge, quel que soit son parcours, son niveau et les difficultés que l’on éprouve. Le travail du formateur est bien celui-ci : vous placer dans une dynamique d’apprentissage et vous guider tout au long de votre parcours.

L’aspect innovant de notre dispositif correspond à la définition de l’apprentissage de Denis Bismuth :
« L’apprentissage est le fruit d’une confrontation au réel […] Le rôle de l’équipe est « d’accompagner un système apprenant dans sa capacité à faire alterner les moments où l’on suit un cours magistral, les moments où l’on co-produit du savoir en groupe, les moments où l’on travaille seul, les moments où l’on enseigne aux autres et les moments où l’on ne fait rien : c’est tout cela apprendre.
Un « système apprenant » alternatif est capable de piloter un système complexe qui permet à tous en particulier de bricoler là-dedans.
On peut parler d’un système apprenant car il est illusoire de croire que le formateur est seulement celui qui est face aux apprenants. Celui qui est « face aux apprenants » n’est que l’incarnation du système apprenant qui inclut l’ensemble des contributeurs : le formateur (ou l’enseignant), le « bureau des méthodes pédagogiques », les apprenants, l’administration, le superviseur des formateurs, les chercheurs.
La fonction du système apprenant est de mettre en place un contexte qui favorise les apprentissages. »
Source : http://4cristol.over-blog.com/2018/07/pedagogies-alternatives-ou-pedagogie-alternative.html
Enfin, notre dispositif conjugue les apprentissages collectifs et les apprentissages individuels.
« L’apprentissage social serait particulièrement indiqué, pour certains publics cibles, pour certaines compétences complexes à acquérir, ce qui serait notamment le cas des dirigeants apprenant essentiellement des compétences de prise de décision et de gestion avec leurs pairs. » Jacob Réal HEC Montréal.

Pourquoi la formation d’écrivain ne se limite pas à l’application de méthodes et de techniques ?

Bien écrire ne suffit pas. Il ne s’agit pas seulement de former des rédacteurs mais bel et bien des écrivains. Ce que les lecteurs attendent est de découvrir un univers, un ton nouveau, une personnalité susceptible d’éclairer leur vie, de les charmer, de les étonner. Il est nécessaire d’aider à l’éclosion d’un style littéraire en apprenant comment travailler ses textes et en devenant son propre critique littéraire.
S’il existe des règles, l’application de celles-ci requière des expérimentations pour être maîtrisées. La recherche d’une harmonie, de l’affirmation de la personnalité de l’auteur s’effectue au fil du temps selon ce processus personnel de maturation. Plus encore, les créateurs inventent leurs propres règles et méthodes pour construire leur œuvre. Ils revisitent d’ailleurs ces règles et innovent. Leur formation fournit les bases, le socle de cet édifice personnel. Il n’existe donc pas de règles fixes, exhaustives, définitives. C’est ainsi qu’une discipline artistique reste vivante et progresse. Comme l’affirmait Ernest Hemingway : « Nous sommes tous des apprentis dans un art où personne ne devient jamais maître. »

Pour de nombreux auteurs, l’art d’écrire se situe dans cette capacité à retravailler un premier jet, à exploiter pleinement ses idées et les ressources de la langue par étapes successives jusqu’au mûrissement du texte et son aboutissement. C’est-à-dire jusqu’au moment où l’auteur pleinement satisfait sent qu’il a terminé de travailler ce texte.
Ce processus de mûrissement s’applique à toutes les étapes d’élaboration d’un texte : de la conception de l’histoire ou du livre, du plan ou séquencier. Il se manifeste par des enrichissements, des précisions, des développements, des ajouts, des améliorations qui portent sur la forme, le fond, le rythme … et tous les aspects d’un texte.
Cette étape de mûrissement regroupe le travail du brouillon, du bouillonnement de pensée et de la créativité, une série de réécritures avant que n’intervienne la correction du texte finale. La correction ne doit pas nuire à ces étapes de création et de réécriture. Les réécritures sont l’essence même de l’écriture : écrire, c’est réécrire ; c’est aussi le travail du style.

Pour Antoine Albalat, le style recèle d’un art d’écrire : « les principes fondamentaux de l’art d’écrire et leurs moyens d’application : condensation, simplicité, harmonie et surtout originalité, c’est-à-dire : personnalité, relief, propriété, image, couleur, haine de la banalité. »
Les contours du style sont souvent flous. Le style se manifeste à toutes les étapes de création d’un texte. Ce sont les avocats qui ont précisé cette notion quand il s’agit de prouver la paternité d’une œuvre.
Nous adhérons à cette définition :
« Le véritable travail d’écriture porte l’empreinte créatrice personnelle de l’auteur qui comprend la conception intellectuelle, l’élaboration de synopsis, séquencier et tous documents préparatoires à l’élaboration d’une structure et forme littéraire, l’exploitation d’une documentation variée, le fait d’ouvrager ses phrases : le choix des mots, la structure, le sens, la longueur, la musicalité, leur rythme, le ton, leurs qualités évocatrices qui sensibilisent les lecteurs à la dimension spécifique d’une histoire, d’un récit et des idéaux qu’elle véhicule comme modèle de référence, comme étant une expérience existentielle pour un lecteur, empreintes s’inscrivant dans les idées porteuses donnant sens et vie et valorisant un parcours, par la reconstitution vivante, interpellant émotionnellement le lecteur. Toutes ces empreintes ont généré le style d’écriture particulier de l’auteur qui lui est propre et qui lui appartient. »

Ce travail sur le style ne s’effectue pas seul. Les lecteurs contribuent à rendre l’auteur de plus en plus lucide sur le degré d’avancement de ses textes. Un bon écrivain sait endosser le rôle de critique littéraire sur ses propres textes et affûter son regard.

La créativité se nourrit du talent et du génie des autres créateurs. Encore faut-il être en capacité de la percevoir. Vous avez certainement fait l’expérience de vous laisser embarquer dans une histoire, en vous identifiant aux personnages. Soudainement, vous devenez aveugle des procédés utilisés. Il est nécessaire aussi de connaître les ficelles du métier pour déceler la technique au-delà de la fascination exercée par un texte. Il nous faut prendre de la distance afin de se libérer de ses propres émotions.
Le commentaire de texte, l’imitation et la parodie restent les trois manières d’affiner ses perceptions et ses analyses.
« Reproduire des corrections d’auteur est une chose toujours délicate. Pour y trouver du profit, il est indispensable de les discuter techniquement. Un bon commentaire peut seul préciser leur vraie signification. Il faut éveiller l’esprit du lecteur, lui indiquer le métier, la science, les ruses, les ressources, les tâtonnements, les habiletés de l’art d’écrire. En un mot, il faut extraire la leçon du texte, exposer la raison des ratures, le motif qui a décidé l’auteur. » Antoine Albalat, Le travail du style enseigné par les corrections manuscrites des grands écrivains.
Antoine Albalat écrit aussi : « Le style naturel ne sera pas donc celui qui a été sans travail, mais celui où le travail ne paraîtra pas. […] C’est un don que de savoir corriger : c’est un don plus rare de savoir dissimuler ses corrections et de donner à la difficulté un air naturel. Le naturel, a dit Condillac, c’est l’art passé à l’état d’habitude. […]
Il faut donc recommencer. Mais combien de fois ? Autant de fois qu’on jugera pouvoir faire mieux. La refonte n’est pas un signe d’impuissance ; c’est au contraire une preuve de talent. Tout le monde n’est pas capable d’apercevoir ce qu’il faut retoucher et comment il faut retoucher. C’est être déjà écrivain que de reconnaître que l’on peut écrire. […] Je voudrais oser dire que le travail n’est pas un effort, mais une preuve de lucidité croissante, un résultat impérieux de seconde vue. […] […] Seule la lenteur et la réflexion permettent de juger ce que l’on a produit. »
Citation extraite de l’ouvrage : Le travail du style enseigné par les corrections manuscrites des grands écrivains, Ed. Armand Colin

Qu’est-ce qu’une consigne d’écriture en atelier d’écriture ?

Une consigne d’écriture est une stimulation à l’écriture. Elle ressemble à un exercice, souvent ludique et déconcertant, à la différence près qu’il n’existe pas d’attente d’application de règles présentée dans un cours. Dans une discipline artistique, il existe bien des manières d’utiliser des techniques et de les revisiter. Ce qui est évalué dans nos formations reste l’habileté et la fantaisie de se saisir des procédés d’écriture. Une même consigne produit donc des textes très différents.
Ces consignes d’écriture contiennent des suggestions de thèmes, un défi à relever, des notions littéraires, des procédés d’auteurs, des exemples, parfois une méthode d’écriture et une bibliographie. Chacune vise à acquérir au moins une compétence rédactionnelle. Dans tous les cas, une consigne d’écriture invite à vivre une expérience de création.

« Chaque consigne est une nouvelle aventure, chaque nouvelle aussi. On cherche tous toujours à se rassurer, à se trouver le moins éloigné possible de ce qu’on maîtrise de sa façon ordinaire, d’aborder l’inconnu de la création. C’est pourtant à chaque fois un saut dans un bain d’eau froide qu’il faut oser pour ne jamais se contenter de petits pas dans de l’eau réchauffée. Une bonne façon de faire est de lire des nouvelles existantes, d’y lire quelques constantes, de lire en parallèle des livres d’analyse de nouvelles, ou de commentaires, voir ce que d’autres ont fait de riche à partir de consignes.
Pas de sécurité, juste des prises de risques, des passages sur une corde raide, mais à chaque passage : une nouvelle assurance, une nouvelle confiance en soi, non plus fondée sur le truc mais sur l’expérience qu’on est capable de réaliser quelque chose qui de plus en plus et de plus en plus souvent ressemble à une nouvelle et exprime quelque chose d’original, de fondamental pour soi. »

Serge de la Torre, ancien stagiaire.

Quelques sont nos valeurs pédagogiques ?
  • On apprend à écrire en écrivant.
  • Apprendre à écrire, c’est réécrire : les textes de premier jet s’appellent des brouillons.
  • On écrit toujours pour un lecteur, l’auteur d’un journal intime écrit à sa propre attention.
  • La lecture et l’écriture sont indissociables : écrire, c’est devenir lecteur de soi-même.
  • La vanité est l’ennemi naturel de l’apprentissage. Il est impossible de remplir un vase déjà plein ! « Ceux qui se sentent arrivés, n’étaient en définitive par partis loin ! », dixit Dominique Beck, ancienne formatrice de L’esprit livre.
  • La créativité et le désir d’écrire naissent et se cultivent dans nos relations avec nos semblables ainsi que dans nos lectures.
  • Nul ne maîtrise l’art d’écrire : on apprend toute sa vie.
  • Le bon moment de s’y mettre n’arrive jamais tout seul : c’est une décision personnelle, une autorisation que l’on se donne.
À quoi aboutissent les formations de L’esprit livre ?
  • Pratiquer l’art d’écrire pour le plaisir, enrichir sa culture générale, maîtriser le français ou encore réaliser un projet éditorial : roman, nouvelles, contes, récits de voyages, livre de souvenirs…
  • Développer des activités professionnelles complémentaires : animation d’atelier d’écriture, vendre des prestations d’écriture pour des particuliers, des éditeurs, des entreprises
  • Éditer un ouvrage ou des textes afin de valoriser son expertise professionnelle, augmenter sa visibilité sur Internet, vendre ses prestations ou des ouvrages : récits d’expériences, guides pratiques
  • Se former au métier d’écrivain pour concrétiser une vocation ou se reconvertir ou diversifier ses activités professionnelles
  • Développer des activités rémunératrices en étant retraité
  • Être plus performant dans son métier en étant formé à l’écriture narrative, journalistique, professionnelle
  • Signer un contrat d’édition (sous réserve de l’acceptation d’un éditeur) ou apprendre à vendre ses textes et ses livres en ligne, ou dans les réseaux des librairies.
Quelles sont les conditions de réussite de ces formations ?

La réussite d’une formation résulte des efforts conjoints du formateur, du stagiaire dans le cadre d’un dispositif de formation approprié. Il existe cependant des attitudes, des comportements, des conditions indispensables au bon déroulement d’une formation.

La formation doit comprendre une organisation précise et rigoureuse : un cadre, un parcours, une durée, un projet et des évaluations régulières afin de rendre le stagiaire conscient de sa progression. Les compétences à acquérir sont identifiées, travaillées en toute conscience et évaluées.

Tout le monde n’est pas capable naturellement d’apprendre. Intégrer un processus de formation suppose :

  • un désir d’apprendre réel et sincère, soit une implication personnelle et une participation librement consentie
  • une activité et une assiduité suffisante du stagiaire
  • l’adoption de modèles de référence (lire des écrivains de qualité) permettant de s’identifier et de se construire
  • une ouverture d’esprit et une tolérance à l’inconnu et à la nouveauté
  • l’acceptation positive de l’erreur. Ne cherchez pas la gratification systématiquement dès que vous réalisez quelque chose. Nous savons que la règle d’écriture préférée des écrivains est celle des compliments directs ! C’est en osant et en se trompant que l’on apprend vraiment. Vive la rature ! c’est le signe d’une pensée qui progresse
  • un entraînement régulier afin de maîtriser des procédés, des méthodes, techniques, se construire un univers et une identité de créateur
  • un projet de réutilisation de ces connaissances qui confère un sentiment d’utilité
  • une durée de formation suffisante

Enfin, il est nécessaire que tous les acteurs de la formation respectent une éthique relationnelle qui permette des relations humainement satisfaisantes : une tolérance et un respect inconditionnel, l’acceptation de la critique bienveillante, la courtoisie.

Une formation apporte bien plus que des savoirs et des savoir-faire. Elle modifie en profondeur un état d’esprit et une manière de percevoir la réalité.

Une attitude de consommateur fondée uniquement sur la satisfaction du client, bénéficiaire passif d’une prestation de service, reste inadaptée et inadaptable à la formation.

Écrire : la promesse d'être chaque jour enchanté

Écrire est un métier mais aussi une manière d’être et de vivre. Les arts de l’écriture sont des écoles de patience, de persévérance, de rigueur, d’exigence, d’humilité et de maîtrise de soi. Écrire agrandit nos horizons et sublime votre vie. La perspective d’avoir toujours quelque chose à apprendre est enthousiasmante : vous êtes assuré d’être séduit par vos découvertes. L’écriture est l’aventure intérieure au quotidien.

Et quel épanouissement ! Vous allez conquérir votre liberté d’être, de vivre et d’entreprendre.

C’est cela L’esprit livre !

Vous vous demandez sans doute comment on peut former un écrivain sans formater son talent ?
Afin de bien comprendre notre dispositif de formation, vous devrez vous délester de préjugés coriaces. Lisez attentivement ce qui suit…

Les écrivains célèbres n’auraient pas suivi d’ateliers d’écriture !

Tous les écrivains ont appris à tourner leurs phrases afin de ravir leurs lecteurs. Tous sans aucune exception. Les formations d’écrivains ont toujours existé même si elles ne portent pas toutes le nom « d’ateliers d’écriture ». Flaubert a été le coach d’écriture de Maupassant. Victor Hugo a fait ses Humanités. Théophile Gautier enseignait la littérature dans des salons. Stephen King, Raymond Carver et tant d’autres ont fréquenté des ateliers d’écriture dans leur faculté.
Nous parlons bien d’écrivains, pas de personnes autopubliées, c’est-à-dire d’auteurs qui ont un statut social. Pour être écrivain, selon l’Agessa, il faut avoir « perçu au cours d’une année civile des revenus artistiques supérieurs au seuil d’affiliation (soit une assiette sociale supérieure à 8 784€) ».

Le talent ne dispense pas d’apprendre

L’appel de la vocation, des prédispositions et de bons gènes ne suffisent pas à créer une œuvre. Le talent résulte d’une habileté hors norme. Il est consécutif à un apprentissage poussé, à un long travail de mûrissement créatif et à de nombreuses heures de pratique. Pensez aux 15 ans de gammes quotidiennes des pianistes avant de se produire en concert. Même si vous avez l’impression qu’ils caressent distraitement le clavier pour jouer du Chopin, songez que chaque geste a exigé des milliers d’heures de répétition.

L’inspiration n’est pas à l’origine du talent littéraire

La muse appartient à la mythologie et au folklore populaire. Jean Guitton, auteur d’un guide, Le travail intellectuel, aborde ce sujet ainsi : « Je ne croyais qu’à l’inspiration. Rien de plus stérilisant, rien qui ne favorise autant la paresse. On remet sans cesse son travail ; on est toujours à attendre un état de grâce et d’illuminations, on ne croit jamais être dans les dispositions nécessaires. Le temps passe et l’on ne fait rien. »
Tous les professionnels un peu sérieux vous le confirmeront : « L’écriture, ce n’est que du travail : il n’y a pas de secret. Qu’on s’y prenne à la dictée, avec un stylo, avec un ordinateur ou avec les doigts de pied, ça reste du travail, rien d’autre que du travail. » Sinclair Lewis

Les ateliers d’écriture ne sont pas une invention américaine

Les premiers ateliers d’écriture connus en France se tenaient à Bordeaux. Ils étaient animés par Ausone, enseignant et poète au IVe siècle. Ces « Working Work Shop » n’ont donc pas été importés des USA à l’heure de l’industrialisation du livre mais de la Rome Antique, bien avant notre poète bordelais, soit environ six siècles avant J.-C. Comme en témoigne cette citation de Vilgneul-Marville :
« Les Romains avaient une coutume fort louable et très utile, tant qu’on sût en user : c’était de réciter les ouvrages de leur composition en présence d’amis, avant que de les donner au public. Elle avait deux fins : la première était de recevoir des avis et des corrections, dont les gens les plus habiles ont toujours besoin ; et la seconde, qui était la suite de la première, de ne publier rien qui ne fût accompli… »

L’apprentissage de l’écriture ne se limite pas au mode « conseils à appliquer »

Aucun prof d’écriture détient le secret pour écrire un best-seller. Et même s’il était possible d’élaborer des règles du succès « à appliquer », le texte produit ne serait en aucun cas de la littérature.
La littérature résulte d’un travail particulier de création qui combine ses pensées et une langue. Frédéric Vitoux la définit ainsi : « Le travail de l’écriture ? C’est cela. Ce moment de silence où les mots s’enchaînent aux mots, les mots qu’il faut siphonner de soi-même vers la page non seulement dans un processus d’écriture automatique (ce gadget essoufflé du surréalisme) mais avec un contrôle, avec réflexion ou avec frénésie parfois, c’est selon. Avec surtout cette grâce si mystérieuse, quand les mots appellent les mots et partant appellent l’imagination, l’émotion. Quand le rythme des phrases donne le rythme du récit. Quand la musique prend un sens. »
Une œuvre littéraire est une expression artistique qui reste liée intimement à la personnalité de son créateur, ce qui n’empêche pas l’usage de procédés, ni de techniques.

L’apprentissage de l’écriture n’a rien à voir avec les méthodes utilisées à l’école ou à l'université

La formation professionnelle continue vise à développer des compétences, c’est-à-dire des savoir-faire à mobiliser dans un contexte précis afin d’exercer un métier dans les meilleures conditions possibles. C’est tout à fait l’inverse d’une application mécanique d’un savoir institué.
Une formation vise l’acquisition de compétences rédactionnelles et professionnelles.
Selon Guy Le Boterf (Construire les compétences individuelles et collectives, Editions d’Organisation, 2004) :
« On reconnaîtra qu’une personne sait « agir avec compétence » si elle :

  • sait combiner et mobiliser un ensemble de ressources pertinentes (connaissances, savoir-faire, qualités, réseaux de ressources…)
  • pour gérer un ensemble de situations professionnelles, chacune d’entre elles étant définie par une activité-clé à laquelle sont associées des exigences professionnelles (ou critères de réalisation de l’activité),
  • afin de produire des résultats (services, produits) satisfaisant à certains critères de performance pour un destinataire (client, usager, patient…). »

Cette définition s’applique aussi aux écrivains censés produire des textes selon des critères littéraires, éditoriaux, adaptés à des publics ciblés.

Les compétences des écrivains ne sont pas classées dans le top 10 des bestsellers

Il existe de mauvais livres qui cartonnent et des œuvres exceptionnelles qui restent dans l’ombre. Le succès littéraire est parfois à différencier des qualités d’un texte… Chaque livre a son public à condition que l’auteur et l’éditeur réalisent un travail de promotion suffisant et adéquat. À condition aussi que l’époque soit réceptive à l’œuvre créée.
Ces compétences rédactionnelles sont énumérées dans une fiche Rome E1102 : écriture d’ouvrages, de livres, réalisée par Pôle Emploi.
Nous retiendrons principalement celles-ci :

  • Être à la recherche permanente d’idées originales, d’informations pour traiter son sujet, définir des angles de développement de leurs idées
  • Posséder des capacités à écrire de manière intelligible et pertinente, en maîtrisant la langue française, en sachant travailler son style, et adapter son texte à des publics ciblés
  • Maîtriser l’écriture narrative, littéraire, journalistique et professionnelle, savoir écrire dans différents genres littéraires (romance, polar, fantastique, SF, jeunesse…), selon différents registres (comique, dramatique, pédagogique…), en maîtrisant plusieurs formes d’expression : nouvelle, conte, roman, guide pratique, carnet de voyage…
  • Savoir travailler ses textes afin d’intégrer son style, maîtriser la longueur de ses développements, maîtriser les techniques de correction éditoriale
  • Organiser son temps de travail : le professionnalisme consiste à remettre son travail en temps et en heure
  • Respecter des consignes éditoriales en vue d’être publié ou à défaut rédiger un cahier des charges afin de répondre aux exigences de l’édition
  • Créer un livre original, voire une œuvre personnelle
  • Savoir promouvoir ses textes, démarcher les éditeurs, apprendre à vendre ses livres en ligne, auprès de réseaux de libraires et de plateformes de diffusion
  • Maîtriser l’outil informatique
  • Développer une visibilité et une audience en ligne. Le blogging est sans doute la solution la plus simple et sans doute la plus efficace.
La formation en ligne n’est pas un pis-aller de la formation en salle : compliquée à suivre, sans formateurs et sans contact avec les autres stagiaires

Si vous avez ce genre de pensées, alors il est grand temps d’allumer votre ordinateur, de regarder ce qu’il se passe sur Internet. L’interactivité est devenue une réalité quotidienne. La présence n’est pas forcément physique. La présence c’est aussi l’attention que l’on vous porte quel que soit le moyen de communication utilisé : dans un mail, une visioconférence, un appel téléphonique…
Il serait sans doute intéressant de vous expliquer les grandes différences entre une formation en salle et une formation à distance.
Le découpage en heures de cours face à un groupe interagissant en même temps dans une salle limite considérablement le nombre d’échanges ainsi que la pertinence des conseils prodigués. Un formateur en salle se doit d’être présent pour l’ensemble d’un groupe sans s’attarder sur « les cas particuliers ». Cette contrainte n’existe plus dans une formation à distance.
Dans nos formations en ligne, le formateur se concentre sur un seul texte à la fois et prend le temps d’analyser en profondeur chaque texte. Ses avis sont écrits ou enregistrés en visioconférence. Vous avez tout le temps et le recul nécessaire de lire et de revoir ses interventions autant de fois que vous le souhaitez.
La traçabilité est complète : vous avez accès à toutes les corrections des formateurs, vous pourrez donc constater que les avis sont réellement personnalisés.
La mise à disposition d’un réseau social centré sur votre formation, sans limite de temps, sans contrainte de déplacement ou de gestion de votre agenda, facilite grandement les échanges et la liberté d’expression. L’écrit touche davantage que les paroles, volatiles par essence.
Rien n’interdit nos stagiaires d’utiliser la visioconférence et de venir rencontrer de manière informelle leur formateur…
A distance, l’auteur en formation n’est pas dépendant de l’intervention d’un formateur pour accéder à un cours ou à une explication : il avance à son rythme. Il ne vit pas les désagréments d’un groupe. Il peut même choisir les personnes avec lesquelles il désire échanger.
Les temps de formation sont dissociés : le stagiaire a la possibilité de gérer son temps et d’écrire dans son environnement, en prenant du recul. De même, le formateur n’est pas bousculé par la présence d’un groupe pour guider chacun de ses auteurs.
A vrai dire, aujourd’hui, ces formations sont si riches et dynamiques qu’il nous est impossible de dispenser ce type de formation en salle. Nous procédons à des formules mixtes (en salle et à distance) lors de stages afin de garantir une même qualité de formation à l’ensemble de nos stagiaires.

Apprendre ce n’est pas assister au show d’un prof charismatique ou d’une vedette des plateaux de télé en « master class »

Apprendre, c’est d’abord agir et non pas assister à un spectacle ou encore attendre les avis de votre formateur.
Observez ci-dessous : le schéma détaille le degré d’assimilation selon le type d’activité de formation.

« La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information » disait Albert Einstein.

 

Organisme de formation référencé
N° de déclaration : 54860123986
Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’Etat

37 rue des Quintus – 86190 Quinçay (15 km de Poitiers – France)
Tel : +33 – (0)5 49 44 27 69

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